Le journal de l’entrepreneur No.4 Stagner


Découvrez notre parcours d'entrepreneur. Stagner, une étape obligatoire, difficile mais enrichissante pour tous les entrepreneurs !

Hello nous voici de retour avec un nouvel article dans la catégorie Le Journal de L’Entrepreneur avec un sujet difficile et pourtant Ô combien familier dans la vie de tous ceux qui se lancent à leur compte : la période de stagnation ! Les précédents articles de la série : les prémicesnotre parcours pour monter notre société d’un point de vu administratif et juridiquenos relations dans le travail… bonne lecture !

Si vous avez passé le permis (ou une quelconque autre situation d’apprentissage) on vous a certainement dit et vous avez certainement remarqué qu’au départ on fait des progrès fulgurants, tout va si vite qu’on a l’impression de se laisser pousser des ailes ! Et puis pourtant à un moment on ne progresse plus vraiment, on s’ennuie même un peu, c’est franchement pénible et on se sent dépité, démotivé. Avoir sa boîte c’est exactement pareil, le même processus. Comme on vous le disait notre départ s’est fait sur les chapeaux de roues sans qu’on n’y fasse grand chose, n’y qu’on s’y attende. Maintenant an et demi plus tard nous arrivons dans cette fameuse période de stagnation. Le classique. Sauf qu’on a beau en être conscient, parfois l’attendre, le vivre c’est autre chose.

Parce que stagner c’est se remettre en question de manière permanente – c’est tenter d’actionner la machine par tous les moyens alors que celle-ci semble enraillée, c’est voir des angoisses surgir du style “mais si nos clients nous oubliaient ? et si on était pas assez bon ? et si on s’était planté ?”, c’est essayé de taire cette petite voix intérieure qui te fait voir que le négatif, c’est paniquer sérieusement en voulant rester sous sa couette et faire l’autruche – pour se forcer à aller toujours de l’avant. Pourtant même si cette période n’est franchement pas agréable nous pensons qu’elle est bénéfique. Elle permet de remettre les choses en perspective, de faire un bilan et de se projeter dans l’après. Sortir un peu la tête de l’eau, se poser, voir où on en est, ce qu’on a fait, ce qu’on voudrait faire, etc. Même si c’est dur nous essayons de prendre le positif et de le tourner en quelque chose d’avantageux pour nous.

Par exemple alors que nous n’avons jamais le temps pour faire des projets pour nous, cette période de stagnation qui voit les propositions arrivées moins fréquemment, nous a permis de mettre au point le développement du STUDIO ADC. De plancher sur de nouvelles idées et de prendre le temps pour les réaliser. Finalement ce qui est dur pour nous trois, c’est de travailler pour nous-même. Nous sommes plutôt doués avec des deadlines, les échéances et les “consignes” mais quand on a devant nous une infinie étendue de possibles on est perdu, on n’arrive plus à rien. Conscients de cette grosse lacune nous nous sommes efforcés de la contrer afin de mettre à profit cette période dîtes creuse. Avancer sur des articles sur le blog (comme ceux de cette catégorie), prototyper, aménager nos locaux, voir des personnes, se nourrir intellectuellement, faire des recherches. Voilà pour la version idyllique. Dans les faits ,un jour sur deux nous a semblé extrêmement long et malgré cette envie (et ce besoin de faire) nous nous nous sommes retrouvés parfois comme six ronds de flan à ne pas savoir comment s’occuper. Mais comme on vous le disait, on lutte, on apprend de cette situation et on se dit que si on veut qu’elle se débloque, c’est à nous de le faire. Croire qu’on viendra nous chercher est un leurre.

On pourrait comparer ça à une relation amoureuse, après la passion des débuts, la routine s’installe et souvent c’est un cap (que dis-je une péninsule !), un tournant qui voit la relation se renforcer ou se pourrir. C’est donc à nous, si l’envie est toujours là – et pour nous c’est le cas – de faire en sorte que ça fonctionne. Toujours être moteur, et même dans les moments difficiles où l’on se sent abattu, se demander le pourquoi du comment on se bat. Surtout que ces situations ne durent souvent que quelques jours, au max un petit mois et qu’il est bon de relativiser. Nous aimons être sur plusieurs projets à la fois, être actifs et réactifs et le moindre ralentissement nous perturbe car il va à l’encontre de notre nature. Mais rien n’est insurmontable et apprendre à se poser un peu fait le plus grand bien. Sans oublier que nous sommes des éternels insatisfaits qui désirent du temps libre lorsqu’ils sont charrettes et rêvent de milliers de projets lorsque du temps libre leur est donné. L’important est de ne jamais se mettre martel en tête ! Respirer, profiter et travailler pour que chacune de ses journées soient la plus agréable possible. On ne crée pas sa boîte pour se rendre malheureux non ?

Cette première période de stagnation est maintenant derrière nous mais nous nous faisons aucune illusion, cela reviendra, nous assommera de nouveau un bon coup mais nous permettra (on l’espère très fort) de mieux repartir, d’avoir encore plus d’énergie, d’idées ! Parce qu’on pourrait comparer l’entrepreneur à un guerrier dans une arène. Il faut toujours se battre pour ce que l’on veut profondément, mais les choses étant bien faîtes (heureusement), ces moments plus durs décuplent les forces et nous permettent de gagner le combat ! C’est aussi des caractères, et c’est pour ça qu’il faut se rendre compte avant de se lancer, si on se sent d’avoir les épaules ou pas. Et il n’y a pas de bonne réponse, c’est personnel, c’est un feeling. D’ailleurs dans notre trio nous ne vivons pas les choses de la même manière, nous avons différents ressentis et parfois pas au même moment, c’est cela aussi aussi qui complexifie (mais enrichie) ces périodes un peu plus down. En tout cas maintenant qu’on est remonté à bloc, on vous promet un printemps et un été des plus radieux par ici ! Belle journée et à très vite pour la suite (qui devrait vous intéresser !).